Mon défi : #3/52 (Louis Armstrong) What a wonderful world arrangé par François Sciortino

Voici mon troisième morceau cette semaine : “What a wonderful world” de Louis Armstrong arrangé par François Sciortino.

Vous pouvez aussi cliquer ici pour visionner ma vidéo précédente de la reprise de Stand By Me.

La petite histoire du morceau

Le morceau “What a Wonderful World”a été créé par Bob Thiele alors réalisateur chez le label ABC et Georges David Weiss qui est à l’origine d’un autre grand succès : “The Lion Sleeps Tonight”.
Au début, “What a Wonderful World” fût proposé au chanteur jazz/pop américain Tony Bennett qui refusa de l’interpréter bien qu’il le fît plus tard pour rendre hommage à Louis Armstrong. C’est donc ce dernier qui enregistra ce morceau de légende non sans difficultés.

En effet, Larry Newton, directeur du label ABC était venu saluer Louis Armstrong qui venait de signer à son label. Larry Newton trouvant l’oeuvre trop lente et pas à la hauteur du succès du morceau “Hello Dolly!” enregistré précédemment par Armstrong s’y opposa farouchement. Il fallu alors faire sortir et enfermer Larry Newton dehors le temps de l’enregistrement.

Le morceau sort au début de l’automne 1967 et ne connaît pas le succès escompté. La faute à Larry Newton qui n’a pas dit son dernier mots et refuse de promouvoir la chanson. Il s’en vend alors que 1000 exemplaires à travers tous les Etats-Unis.

Cependant, “What a Wonderful World” se classe à ce moment là en première place des charts en Grande Bretagne et fait de Louis Armstrong le plus vieil artiste à obtenir cette place. (Il avait alors 66 ans.) De plus, le label anglais EMI fît pression sur ABC et face à cette succession d’événements, Larry Newton s’inclina et fit sortir la chanson en album l’année d’après.

La chanson sort dans un contexte politique et social tendu. A noter que Martin Luther King se fait assassiner le 4 avril 1968, quelques mois après l’enregistrement de la chanson. La ségrégation bat son plein et c’est la guerre du Vietnam. Malgré ce climat, Louis Armstrong est une figure qui rassemble et c’est la beauté du monde qui est chanté dans cette chanson pour tenter d’apaiser les tensions.

Le morceau connait ensuite une deuxième naissance. Le réalisateur Barry Levinson l’intègre en effet à la bande originale de Good Morning Vietnam sorti en 1988. A ce moment là, “What a Wonderful World” ressort en single et obtient enfin la reconnaissance qu’il mérite aux Etats-Unis.

Quel niveau pour le jouer ?

C’est un morceau relativement difficile. Bien qu’il puisse sembler facile de par son tempo modéré, les accords et les écarts nécessaires pour les réaliser demande de la souplesse et une bonne coordination.

Vous pouvez toutefois vous y essayer si la souplesse et la dextérité ne vous fait pas défaut et/ou si vous voulez relever un challenge !

C’est néanmoins, un morceau très plaisant à jouer. N’hésitez pas à vous y essayer et si vous n’y arrivez pas tout de suite, revenez y plus tard.

Ce que l’apprentissage du morceau m’a apporté

Dans un premier temps, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à apprendre ce morceau. Ce morceau a été un vrai défi ! J’ai mis une semaine de plus à réaliser la vidéo de part sa difficulté. Vous me direz, j’ai déjà raté le défis ! Mais tampis je continu quand même  😛 . Je vais tenter de vous résumer en quelques points ce qui m’a aidé à surmonter ces fameuses difficultés. Voici quelques points où j’ai ressenti de l’amélioration :

  • La coordination : Certaines positions d’accords sont difficiles à réaliser mais sont aussi parfois éloignées les unes des autres. En travaillant dans un premier temps lentement puis de plus en plus rapidement sur ces points précis, j’ai senti une nette amélioration de la coordination main droite, main gauche.
  • La précision : Ce point rejoint le précédent. La coordination main droite main gauche étant mis en avant, il est nécessaire de travailler la précision pour éviter de faire grincer les cordes à cause d’une position d’accord trop approximative. La précision à dû également faire l’objet de toute mon attention.
  • La souplesse : En continuant dans la lancée des positions d’accords, ces derniers m’ont donné du fil à retordre ! Ce morceau, c’est de la gymnastique pur des doigts, ça fait travailler la souplesse et ça fait du bien ! 🙂 La position du pouce joue un rôle important dans la réalisation de ces accords. Il m’est arrivé de passer beaucoup de temps à chercher la position idéale et confortable pour un accord qui sonne.
  • L’interprétation : “What a Wonderful World” est un morceau qui se vit et qui s’incarne. J’ai fait un pas en avant lorsque j’ai compris la signification du morceau autant par le texte que par l’émotions que Louis Armstrong nous transmet. Aussi, jouer avec les nuances permet de donner du relief au morceau.

Quelques conseils

  1. Si vous décidez d’apprendre ce morceau, le premier mots qui me vient à l’idée c’est : “patience“. Le morceau est difficile mais faisable (j’ai réussi en deux semaines). Mais il nécessitera du travail et de la régularité.
  2. N’hésitez pas à répéter de nombreuses fois les petits passages difficiles afin d’entraîner votre mémoire musculaire et affiner souplesse et votre précision.
  3. Une fois que vous maîtrisez une partie du morceau, faites vous plaisir et travaillez l’interprétation du morceau en jouant sur les nuances et sur votre ressenti. C’est un morceau qui dégage beaucoup d’émotions alors profitez en !

Où trouver la tablature ?

Sur le site de François Sciortino juste ICI  🙂

Si le morceau et l’article vous a plu, n’hésitez pas à le partager ! Merci de m’avoir lu et à bientôt dans un prochain article !

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Author: Julien Menager

1 thought on “Mon défi : #3/52 (Louis Armstrong) What a wonderful world arrangé par François Sciortino

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